Le mot socialisme recouvre un ensemble très divers de courants de pensée et de mouvements politiques dont le point commun est de rechercher une organisation sociale et économique plus juste. Le but originel du socialisme est d'obtenir l'égalité sociale, ou du moins une réduction des inégalités et notamment pour les courants d'inspiration marxiste, d'établir une société sans classes sociales. Plus largement, le socialisme désigne un ensemble de doctrines qui critiquent l’organisation économique et sociale en place et propose des modèles alternatifs reposant sur des principes tels que la coopération ou la solidarité, avec pour objectif de réorganiser la répartition des ressources et, dans certains cas, de remplacer le capitalisme. Selon les contextes, le mot socialisme ou l'adjectif socialiste peuvent qualifier une idéologie, un parti politique, un régime politique ou une organisation sociale. La notion de socialisme s'exprime également par une forme spécifique de morale sociale laïque et non-religieuse véhiculant des valeurs morales individuelles et collectives. La plupart des partis généralement reconnus comme socialistes appartiennent ou ont appartenu à l'Internationale ouvrière de 1889 à 1923, à l'Internationale ouvrière socialiste de 1923 à 1940 ou à l'Internationale socialiste de 1951 à nos jours.
Pendant douze ans, la République de Tsiranana a connu une stabilité institutionnelle qui tranchait face aux troubles politiques qui secouaient l’Afrique francophone à la même époque. Cette particularité participa à la construction de sa popularité, attribuant à Philibert Tsiranana une réputation d'homme d’État remarquable.
En comparaison des autres pays en voie de développement, son bilan est honorable : Madagascar connaissait une démocratie restreinte, et l’économie progressait lentement en suivant la voie d'un socialisme pragmatique. Madagascar se vit ainsi attribuer le surnom d’« Ile heureuse ».
Usé sur le plan physique et politique, la fin de son mandat fut plus mitigée. L'image populaire d'un bienveillant maître d’école qu'il affichait publiquement, dissimulait aussi une grande fermeté, voire un penchant pour l’autoritarisme. Il demeure toutefois une figure politique malgache de premier plan et reste connu dans son pays comme le « Père de l’indépendance ».